Mercredi 29 août 2007
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Les frères KABACO
 
En concert live
 
Vendredi 24 août à "La bâche Bleue"
 
 
La démonstration des instruments.
 
La musique traditionnelle, la parole des Tamtam;
Du jamais vu mérite d'être écouté !
Kalébarré
par tomchou
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Mercredi 29 août 2007
Il y a bien longtemps Koudougou était nommée Ouaïri signifiant en moré "casse maison". En ces temps, la ville était séparée en 3 quartiers. Il y avait le quartier Zaké, le quartier Sulpirsé et enfin le quartier Isoka. Ils avaient chacun un pouvoir bien particulier. Le chef de Zaké était le plus puissant. Il pouvait contrôler les vents! Le chef d'Isoka contrôle la pluie et enfin le chef de Sulpirsé contrôlait les abeilles. Les chefs de ces trois quartiers vivaient en bonne intelligence et se réunissaient fréquemment pour palabrer des problèmes qu'avaient leurs quartiers. Presque tout allait bien : les gens avaient de quoi manger, une armée puissante qu'aucun chef de Haute Volta ne pouvait vaincre, mais le seul problème résidait dans une carence pouvant détruire la belle cité de l'intérieur. En effet, Ouaïri ne connaissait pas la Justice! C'était réellement problématique.
 
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Photo du Baobab
 
Les sorciers du village se réunirent et appelèrent les esprits des ancêtres. Ils demandèrent par quel moyen combler ce manque. La réponse qui leur fut données est la suivante : il faut planter un baobab dans la forêt sacrée. Ce dernier sera magique. Il rendra lui même ses jugements. Il aura aussi le pouvoir de réaliser les souhaits de toutes les personnes bien intentionnées après avoir sacrifié un poulet. Une fois le poulet égorgé, il faut le laisser courir. S'il tombe sur le dos le souhait se réalisera. Il en va de même pour l'exécution d'un être. Elle sera perpétuée par un chef de quartier détenant une arme sacrée.
 
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Rephoto du Baobab
 
Aujourd'hui le baobab sacré, symbole incontesté de Koudougou trône toujours au milieu de sa forêt. Malheureusement cette dernière est jonchée d'ordures mais regardez quand même le bel arbre. Il paraîtrait que les gens étant sans cesse hantés par de lugubres desseins se font attaqués par les abeilles habitant les branches de l'arbre.
 
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Photo des essaims
 
L'ami m'ayant raconté cette histoire a été témoin de ce fait…
 
Ça laisse songeur!!!
par tomchou
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Mardi 21 août 2007

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par tomchou
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Lundi 20 août 2007

Afrique merveilleuse :

Les gens sont tristes de ne pas avoir la liberté de parler,

Ils ne connaissent pas leur chance;

Celle d’avoir la liberté de pensée…

 

 

Afrique réveille toi :

Pendant qu’on vous lave le dos,

Profitez en pour gratter le reste.

Arrêtez d’attendre que l’on ne vous lave en entier…

 

 

Vérité :

Une promesse est une dette ;

Se qui est sacré est sacré !

 

 

Polygamie (arguments africains) :

Sinon on m’a donner un très bon argument sur la polygamie : pourquoi un homme peut il avoir plusieurs femmes mais pas l’inverse ?

En effet si un homme peut enfanter plusieurs femmes, l’inverse est impossible. La nature veut qu’on fasse des enfants, il serait contre nature qu’une femme soit polygame ; elle doit donc l’accepter.

Par ailleurs, lorsqu’un homme fertilise plusieurs femmes, on sait qui sont les parents, par contre si une femme se fait fertiliser par de nombreux hommes, jamais on ne découvrira la source…

On connaîtra la mère mais le père restera une grande énigme, il ne peut en être ainsi.


par tomchou
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Samedi 18 août 2007

 Ici, le travail du bronze est une activité très répandue. Les artisans sont donc partout. C’est donc un métier très traditionnel. En Afrique, on est grillot de père en fils ; il en est de même pour les autres professions telles que cordonnier, forgeron ou encore bronzier dans le cas présent. Mais le monde moderne a ouvert à tous les différents métiers.

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Le travail du bronze est une tâche complète qui demande de nombreuses qualités : tout d’abord, il faut commencer par savoir ce que l’on va produire comme objet. La première qualité requise est donc la grâce artistique, le contrôle des volumes ; en bref, le talent. Une fois l’idée parvenue dans l’esprit, il faut la réaliser… Des figurines en cires sont donc crées. Elles reflètent l’image cérébrale. Les formes sont affinées, travaillées jusqu’à ce que l’objet soit parfait. En effet, l’objet en bronze sera la réplique quasiment exact de ce qu’était l’objet en cire.

Une fois que le résultat semble satisfaisant, il faut couvrir la cire de terre. Cette opération paraît simple mais en fait elle requière une habilité tout à fait particulière. L’enjeu est grand et les problématiques sont nombreuses. En maculant la cire de terre, il ne faut pas modifier l’objet de cire. Une caractéristique physique de la cire est que c’est mou… vous voyez directement où je veux en venir. Ensuite, il ne faut que la terre colle en tout point aux formes de la statuette de cire sans quoi le moule de terre ne sera pas fidèle à la forme de cire.

Une fois que l’opération terre est terminée, on laisse sécher au soleil pour que la terre se rigidifie autour de la cire. Mais des crevasses apparaissent fatalement. Une seconde couche de terre sera donc appliquée autour de la première assurant la rigidité du moule et limitant le nombre de fissures potentielles.

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Etape suivante : cuire les moules. Comme vous le savez très certainement la terre cuite est une matière solide qui résiste aux fortes températures. Les moules sont donc mis dans un grand brasier. La cire fond et les moules sont donc vidés au fur et à mesure. Une dernière couche de terre est mise sur les moules qui sont cuits une deuxième fois.



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Pendant ce temps il faut s’activer pour faire fondre le bronze (en fait, c’est du laiton parait-il) : des compteurs d’eau en cuivre, des vis et boulons en cuivre ainsi que des poignées de portes etc. Tout est fondu… Ca m’a fait penser aux cons qui s’adorent (conquistadores) qui fondaient les œuvres d’art amérindiennes pour faire des lingots… Ici c’est l’inverse ; à partir des « lingots » des œuvres d’art sont fabriquées. Bref, il faut faire monter la température. Pour cela une roue de vélo activant une soufflerie à la base d’un four est activée. Je peux vous dire que c’est bien crevant : on se prend des coups de chaud en provenance du feu et en plus faut faire du sport !! Pas un taf de PD^^ (excusez moi d’avance amis homos c’est juste pour l’expression).

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Enfin le bronze est à fusion. Avec une sorte de louche géante, faut aller chercher le métal liquide et le transférer de la marmite aux moules de terre brûlants sortant de leur deuxième cuisson. Ainsi pas de choc de température et les moules n’éclateront pas. L’opération est bien tendue, surtout en tongs. Attention aux projections. De plus si les moules fuient une personne est prête et colmate les brèches avec de la terre et sans les gants s’il vous plait ! 

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On laisse refroidir puis on démoule. Ahhhh les belles statuettes que voilà. Maintenant tâche la plus longue : il faut poncer les pièces. J ai fait un baobab et je vous assure que tourner autour des branches il n’y a pas plus chiant !

Mais bon, le résultat est satisfaisant et ça vaut largement le coup de se casser le cul. Gloire à ces artistes qui ont été de très bons professeurs.

par tomchou
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Mercredi 15 août 2007


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Pour commencer des photos du lac d'Imasgo, une ville boisée...

 














Après de tels articles vous vous demandez certainement se que je fous ici ; pourquoi travailler dans une association et faire de l'humanitaire en Afrique? En fait, il m'a fallu venir jusqu'ici pour comprendre le danger du caritatif assistanat si le but en soit n'est pas très bien réfléchit. En venant avec Jardins du Monde, j'ai compris les buts des différentes associations. Jardins du Monde a une politique bien définie: le but est de changer le monde et de faire en sorte que la majorité des habitants de la planète (pays du sud) prennent conscience de leurs richesses donc tout simplement de leurs environnement, une issue de choix. Jardins du Monde apporte juste la conscience d'un monde plus juste où chacun aurait sa place et les moyens de vivre en bonne santé. Elle apporte donc les techniques, diffuse les connaissances et apporte les besoins matériels (comme faire un "laboratoire" pour transformer les plantes en "médicaments" en conservant les idéaux éthiques comme l'hygiène,…). Le but de cette association est donc de mener une révolution afin que ces Hommes soient libres et indépendants au niveau des besoins de santé. Ces personnes doivent donc travailler en récompense non pas d'argent sonnant et trébuchant mais d'une santé promue et accessible pour tous et quasiment gratuitement. Finit la dépendance nouvellement créée par les industries pharmaceutiques, maintenant il est à nouveau possible d'améliorer l'égalité et la vie dans les villages. C'est la mise en place d'une solidarité qui existait avant que les occidentaux n'aient créer les besoins.
 

C'est donc pourquoi le travail que je fais ici me plait. Il sert directement le peuple africain qui ne peut pas s'enrichir avec (financièrement parlant) par ce moyen. En effet, chacun peut cultiver les plantes médicinales et ici la terre appartient à tous, donc tous peuvent faire des médicaments. Ce travail est donc une révolution pacifiste et à petite échelle mais elle est bien réelle. Sus à la mondialisation, pensons d'abord à ses propres voisins, regroupons nous et discutons efficacement de solutions à apporter pour une vie meilleure. Par ailleurs, ce travail contribue au recensement des connaissances, à leur protection vis-à-vis des firmes pharmacologiques et à la prise de conscience de cette valeur pour les populations.

Une problématique que l'on peut alors soulever est le rôle déchu des tradipraticiens? Non, il n'en n'est rien car les tradipraticiens ont des dons très particuliers: certaines connaissances sont inculquées par le savoir se transmettant de père en fils. Connaître les plantes médicinales est nécessaire mais pas suffisant. Il faut savoir diagnostiquer la maladie et la cause. Souvent c'est là que les dons interviennent chez les guérisseurs. La technique passe donc par une sensation, les guérisseurs ressentent le corps et savent de quoi il souffre. Ils utilisent différents moyens comme les fétiches, les scories (petits coquillages) ou encore le fait de "savoir" juste en voyant l'individu. Très chères lecteurs, je vous ferais un petit article sur un grand tradipraticien, vous comprendrez mieux ce petit paragraphe… 

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hotos du cycliste et de la chahute



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Une autre activité de Jardins du Monde au Burkina est la mise en place d'un jardin botanique dans la ville de Koudougou: les différentes espèces d'arbres et de plantes seront représentées, nommées et leurs utilisations médicales spécifiées. Cela permettra de planter des espèces disparaissant au Burkina. La protection des espèces végétales est aussi une implication majeur de l'association. Ce sera donc un jardin très didactique comme le sont nos jardins botaniques. La population de Koudougou sera instruite et sensibilisée à la problématique du déboisement, de la nutrition par les plantes (comme le Moringa qui est très riche en vitamines, protéines et fer) et de la santé. Révolution!!

  

Petite parenthèse pour l'anecdote: le Moringa se nomme en moré "Arzen tiiga" soit Arzen = paradis et tiiga = arbre.

   Pour finir je veux juste pousser un coup de gueule envers des associations de reboisements sévissant au Burkina. Ils sont en train de mettre en place de réelles forêts… d'eucalyptus! Au lieu de planter plein d'espèces locales, on fait des forêts en monochrome couleur Euca. Cette espèce va bientôt être la seule présente en ces terres. Pourquoi suis-je autant offusqué en plus du manque de biodiversité? Il faut savoir que cette plante consomme énormément d'eau. Et les occidentaux en plantent partout, pour freiner l'avancée du désert… N'y a t-il pas quelque chose qui cloche? Quand on approfondit la question, on se rend compte que cette espèce est absolument parfaite pour la transformation du bois en papier, pour la synthèse de l'essence très agréable à utiliser dans nos diffuseurs. On met en place le désert et on s'assurerait un approvisionnement futur de papier? Je crie au scandale, encore et toujours. Après le coton, l'eucalyptus?

  

 

 

 

 

 

 


                                           
Photos d'eucalyptus

 

 


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Allé a++

Tomchou

 
PS
: Je voudrais juste apporter une nuance par rapport aux articles précédents sur les phrases du type "faut les laisser crever la gueule ouvert." C'étaient des phrases qu'on pourrait classer dans une catégorie humour de révolte. En effet lorsqu'une famine se prépare il faut impérativement intervenir si nous en avons les moyens. Mais il est fondamental que cette aide ne soit que ponctuelle juste histoire d'entre aide entre les peuples. Pour l'image ce serait comme emprunter du beurre à son voisin de palier, juste pour le service. Si jamais on prend l'habitude d'emprunter ce beurre soit est normal et il ne va plus donner le beurre, soit il va continuer et plus jamais je n'irais acheter mon beurre au marché. Je serai alors dépendant du généreux voisin qui pourra me violer parce que j'ai oublié le chemin de la boutique, je deviens donc son esclave.
 

Dernières vues d'Imasgo: la vie au bord du lac, son pêcheur, ses voitures amphibies et la Mama Africa

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par tomchou
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Mardi 7 août 2007

La révolution des burkinabés. 


avis aux lecteurs; si vous êtes un peu sensibles aux doctrines révolutionnaires, prennez garde à cet article...

En 1983, Thomas Sankara s'empare du pouvoir. Il arrive avec des idées plus que révolutionnaires. En effet, alors que le Burkina Faso n'arrive pas à subvenir à ses propres besoins nutritifs, les occidentaux amènent le riz pour contrer ce mal. "Vous voulez savoir se qu'est l'impérialisme??" demande Sankara à son peuple. "Il suffit de regarder dans nos assiettes; ça ne sert à rien de chercher plus loin, c'est ça l'impérialisme!" Un sentiment puissant naît alors. Par cette pensée il dit à son peuple a quel point être indépendant est important.

Jusqu'à ce jour le Burkina était pauvre, les gens mourraient de faim. Ils n'étaient considérés que comme de la main d'œuvre "nègre" pour la riche Côte d'Ivoire, pays sous protectorat Français. Bref il criait à la révolte: les burkinabés ne sont pas les esclaves des occidentaux (au travers de la Côte d'Ivoire ou de quelques autres manières que ce soit.) Il se lança dans une politique de réformes. Pour montrer sa détermination il commence par baisser son salaire ainsi que celui de tous les ministres et fonctionnaires. Si on veut le pouvoir, on n'aura pas l'argent, c'est uniquement pour le bien du peuple. (Ah si notre "Petit facteur Beubeu" proposait une telle réforme on le considèrerait un peu plus comme un révolutionnaire, non?) Ensuite, fin des privilèges abusifs des hommes d'états. Les limousines de fonctions sont aussitôt remplacées par des R5 lustrées comme jamais. Et oui, il ne voyait pas pourquoi dans un pays où les gens crèvent les ministres pouvaient jouir de luxes vaniteux et superflus.

Par ailleurs, il employa les militaires pour des missions extraordinaires: en deux semaines tout les burkinabé sont vaccinés. Il éradique polio, tétanos, méningite,… en un temps record se qui impressionne les ONG. Ensuite les mêmes militaires conduisent des tracteurs pour irriguer les champs. Ça y est le Burkina est autosuffisant pour se qui est de nourriture; on ne meurt dès lors plus de faim. Sur ce, nouvelle réforme: les membres du gouvernements doivent porter une tenue réglementaire tissée main au Burkina. Il s'instaure ainsi une sorte de jeu: les fonctionnaires se baladent avec un sac plastique à la main. Si TomSank est dans les parages (il adore faire des visites impromptues dans les services) tout le monde est au courant et revêt en deux seconde ladite tenue soigneusement rangée dans le sac. Le nouveau nom de la tenue est le "Sankara-est-là". Ensuite il se met en tête de se battre pour l'égalité des hommes et des femmes. "Chaque femme doit avoir un travail; elles doivent pouvoir être financièrement autonomes,…" (aaaah il ne sait pas se qu'il dit le pauvre homme s'il voyait le résultat en Europe!) Enfin il insiste lourdement pour que chaque soldat soit instruit, car "un soldat ignare est un danger ambulant! Il doit être conscient de se qu'il fait et des intérêts qu'il sert." Il met en place le projet "Un village, un bosquet" afin que chacun prenne conscience de l'importance de l'écologie et qu'il est primordiale de tout faire contre l'avancée du désert (facilité par le déboisement intensif.) Enfin, il réunit les présidents des différents pays d'Afrique pour qu'ils s'accordent sur des problèmes comme la dettes des pays pauvres. "Ainsi donc l'Afrique doit du fric??"

Sur ce, voyant que le Burkina est en train d'unir les différents présidents d'Afrique, les grands politiciens (et surtout français) rendent visite au chef de l'Etat et lui demande d'être moins "comme il est" et de respecter la politique France-Afrique (ou pompe-Afrique.) Comment nos politiciens pourront-ils continuer à blanchir leur argent si l'Afrique se rebellait? Comment continueraient-ils d'exploiter ce continent en toute impunité? L'Afrique serait-elle en passe d'être autonome, unie et puissante? Quoi qu'il en soit les débats politiques sont hilarants, il faut voir feu Président François M s'entretenir avec Sankara donnant ses conseils je site "du haut de ma grande expérience et de mon âge bien avancé, je vous conseil un peu plus de retenue à l'avenir. Un pays ne peut pas fonctionner comme ça" sauf Cuba et qu'est-ce qu'ils ont pris dans la gueules les pauvres…

Mais Thomas Sankara s'emballe; il est impatient, les choses doivent aller encore plus vite. Peut être craint-il pour sa vie (se qu'il dit publiquement lors d'une réunion avec les représentants de pays de l'Afrique.) Il fait tout pour laisser un trace indélébile dans le paysage burkinabé. Il veut tout d'abord que son pays soit en bonne santé et instaure des séances de sport à tous les fonctionnaires. Ensuite, il crée un tribunal révolutionnaires et juges les opposants au régime sans qu'ils aient le droit à un avocat. Enfin une milice des jeunes révolutionnaires est instituée et là encore des abus apparaissent. Sankara ne manquant pas d'humour se moque ouvertement de ces jeunes opportunistes ainsi que de lui même et essaye de rétablir la balance. La machine est cependant lancée: il se représente "comme un cycliste roulant sur une chemin escarpé et ayant de chaque côté un précipice. Si je m'arrête de pédaler alors je tomberais dans le vide; il me faut donc avancer." Une chose est sûre, en créant cette milice de jeunes, il a fait naître des valeurs dans les cœurs qui ne peuvent être oubliées (je le vois chez chaque jeune ayant moins de 35 printemps.)

Plus tard, ses amis les plus fidèles lui disent que son bras droit, étant comme son frère, conspire contre lui. Tom Sank répond que jamais il n'irait mettre un ami aussi proche en prison. De plus, une telle action ne pourrai être envisagée par l'ami fidèle. Cet homme c'est Blaise Compaore (désolé pour lui si j'ai fait une faute dans son nom) fraîchement marié à une blanche de la famille de M. Afrique sévissant lors de la colonisation et étant ensuite mandaté par Chirac sous le gouvernement Mitterrand pour les affaires relatives à l'Afrique… "J'accepte le suicide et je ne ferais rien de compromettant à Blaise" dit Sankara lors d'une dernière interview. En 1987, Sankara est assassiné. Il est enterré derrière un bâtiment public à la va-vite. Le pays est en état de choc. De partout les gens pleurent à grosses larmes (témoigne un journaliste sur place qu moment du fait.) Le pays est en deuil. Blaise monte sur le trône. Les présidents des pays occidentaux se ruent et le remercient publiquement pour la politique compréhensive qu'il met en place. La révolution n'aura duré que quatre ans. Depuis la pauvreté revient (ou du moins le mal-être), mais bizarrement les sourires restent sur les visages. Ils savent que demain c'est leur génération qui sera au pouvoir et tout cela ne sera alors que de l'histoire ancienne.

De plus Koudougou étant la ville rebelle depuis l'aube des temps (prochainement l'Histoire de Koudougou…) Sankara avait édifié une école militaire où les soldats d'élites furent formés. L'école est aujourd'hui détruite, les soldats ont été fusillés et Sankara mais Sankara sera à jamais vivant. Koudougou n'est plus sur la route principale (axe Ouagadougou-Bobo-Côte d'Ivoire), les routes dans la ville ne sont pas entretenues, aucun développement industriel n'est présent sauf une usine textile vivotant tant bien que mal… petit à petit Blaise essaye d'effacer l'Histoire du Capitaine Thomas Sankara. "La patrie ou la mort"; ce sera la mort pour Sankara mais peut être la patrie pour le Burkina?

En attendant la libération de l'Afrique et sa prise en main, les associations caritatives pullulent, les blancs battissent écoles et orphelinats, creusent puits et latrines et font même des dons de médicaments et replantent des "forêts" (qui sont données en pâtures aux chèvres puis coupées pour construire des maisons.) Non pas que cette dernière initiative soit inutile car il faut tout faire pour stopper l'avancée du désert mais l'occident par cette action se donne bonne conscience et ne cherche pas plus loin. Et ces arbres, s'ils deviennent arbres un jour, seront coupées pour se chauffer et faire à manger. Une bonne initiative serait peut être d'instruire les gens pour la mise en place de fours solaires? Ah non, si cela se faisait, l'Afrique ne deviendrait plus un désert et elle aurait les cartes en mains pour vivre de manière décente. Les nouveaux maux du Burkina ne sont donc plus dénutrition mais malnutrition (des plantes existent dans chaque cours de ce pays pour suppléer à ce problème) et mauvaise santé (là encore il y a toutes les plantes nécessaires pour guérir tous les maux de la planète.) Pauvres africains les médocs sont si chers. Heureusement les remèdes existent (spiruline… voir articles "Burkina fait chaud") et sont mis en place avec le soutien du gouvernement.

Etant moi-même dans cette spirale néocolonialiste, je me dois d'écrire cet article (qui me vaudrait certainement une balle dans la tête s'il était lu sur la place publique.) Le besoins de discuter sur l'autonomie (ils ont conscience de cela) et de ne plus laisser de travail libre pour les occidentaux (mais n'ont pas le courage pour ceci), de l'idée des fours solaires est très présente. Petit à petit les langues se délient mais ça reste discret. Les initiatives concrètes sont menées par des artistes qui mettent en place la collecte des sacs plastiques afin de les refondre puis de les transformer en piquets pour la construction de maisons. Ils font la démonstration de la réalisabilité de l'initiative en fabricant une pirogue en plastique qui devrait descendre une rivière burkinabé. Il faut que l'Afrique se prenne en main pour être autonome et puissante. Ils sont suffisamment nombreux et jeunes dans ces pays pour construire se qu'il faut construire. Mais il faut savoir qu'ici tout n'est pas si simple. La liberté d'expression, vaste plaisanterie: un journaliste  de Koudougou (M. Zongo) s'est fait tué pour avoir dit trop fort se que tout le monde pense tout bas; ici, c'est la dictature. Toute initiative dépréciée du gouvernement et c'est la mort ou la prison. En cherchant un tout petit peu dans les registres universitaires qui me sont donnés de consultés sur l'ordi de l'association, je n'ai pour ainsi dire rien trouvé sur Sankara (seulement un résumé d'une professeure sur une soit disant révolution artistique sous son régime.)

 

Par ailleurs, il est possible que vous ayez le souvenir médiatique (ne pas lire mécanique) d'élections présidentielles s'étant déroulées dans les meilleurs conditions qui soient. Mes collègues étant présentes m'ont racontées à quel point ce jour était une atteinte à la démocratie: devant les bureaux de vote des gens remettaient des sommes d'agents à tous les enfants, mineurs ou non, votant "n" fois pour leurs grands-parents qu'ils soient de ce monde ou pas. Blaise a été réélu comme ça.

Un jour l'Amérique viendra libérer ce pays et installera une vraie démocratie, patience…

 

Peut être Blaise aurait-il une conscience. Ne dire que du mal de lui serait injuste. En effet il  semble avoir de bonnes idées dernièrement. Il met actuellement en place une politique particulière: avec les tradipraticiens (guérisseurs traditionnels), d'une part et aussi par rapport à l'éducation. Pour le côté santé, les tradipraticiens sont tout d'abord recensés donc le gouvernement cherche à officialiser ce métier. Ensuite, les remèdes qu'ils utilisent fabriquent pourront être commercialisés en pharmacie comme étant des produits de santé reconnus. Par ailleurs, à partir de cette année Blaise rend l'école gratuite jusqu'à l'âge de 16 ans et pour un niveau BEPC ou Bacho. (Mais là encore les mauvaises langues y voient le mal: les tradipraticiens pour piller en industrialisant la production de médicaments et la recherche du profit induisant la coupe de toujours plus de végétaux et l'école pour formater les jeunes. Avec toutes ces histoires on finira par penser que même les moustiques malariens font eux aussi parti de la conspiration…

 

À bientôt dans le meilleur des mondes. Lueur d'espoir? la Côte d'Ivoire se rebelle… feinte occidentale ou lumière lointaine en provenance du fin fond du trou du cul d'un éléphant? Ahh grande nébuleuse africaine, quand te révèleras-tu?

 

PS: Quoi qu'il en soit je trouve bizarre qu'il m'ait fallu aller si loin pour connaître cette histoire; fut-elle occulté ou étais-je trop jeune? Parents répondez SVP!!!

 

A la mémoire du Capitaine Thomas Sankara.

 

 

Tomchou
par tomchou
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Lundi 6 août 2007
Naguère la colonisation a été demandée de la part des burkinabés. Des routes ont été construites, une voie de chemin de fer, des hôpitaux, des écoles,… Aaaahhh bonheur, avec tout ça la vie va être simplifiée et une économie pourra dès lors apparaître. On pourrai donc croire à l'effet bénéfique de tels dons de la part de l'occident. La réalité est tout autre. En effet si de telles initiatives ont permis d'augmenter la qualité de vie des burkinabés des villes, elle a surtout laissé de bien mauvaises habitudes. Le résultat de la colonisation est un pays dans lequel la population a l'habitude d'attendre que les blancs donnent de l'argent pour "les sauver" du mauvais sort.
Ici le blanc est toujours le bien venu, où qu'il aille. Les association caritatives pullulent, sans parler du tourisme humanitaire. Des blancs viennent creuser des puits, installer des latrines, édifier des écoles, attribuer des budgets pour la réalisation de tel ou tel projet. Le néocolonialisme est donc une réalité ici bas. Pour contrer les famines on apporte du riz, pour contrer la mal nutrition la spiruline semble être la solution en or. Dans ce dernier cas la mise en œuvre de la production de l'algue salvatrice coûte si cher que les populations locales ne peuvent pas l'acheter. Le système repose donc sur un commerce avec l'Europe a qui on vend très cher pour que les locaux puissent s'approvisionner aux moindres frais. Bref toute une économie reposant sur l'occident: si on se barre tout s'effondre; mais si on reste, le Burkina ne sera jamais autonome et à même de se battre et de relever des défis. Pourquoi reste t on? Ah la bonne question. Pour la même raison qui nous a poussé à la colonisation de pays où il n'y avait aucune richesse à tirer comme c'est le cas du Burkina Faso. Mais pourquoi? Pure charité, mauvaise conscience suite au commerce triangulaire, intérêt de faire de nouveaux fidèles au dogme catholique?  Quoi qu'il en soit, pour que le peuple vive indépendamment, il faut qu'il ait une conscience propre, ses propres rebelles visionnaires qui voudraient métamorphoser le pays. Le problème est qu'elle est sans cesse atrophiée par nos initiatives caritatives.
Remarquez, tenir par la main ces hommes est une très bonne façon de les tenir asservis, sinon incapables de mener à bien une réelle révolution intellectuelle et industrielle. Cette dernière phrase reflète le fond de ma pensée mais il n'est pas exclu que je me trompe, a force d'imaginer corruption et conspiration partout. Horwell, 1984, Roman ou Prophétie?
De plus, un nouveau paramètre actuel vient s'ajouter: c'est la mondialisation. Cette petite graine s'infiltre et croit telle une mauvaise herbe au milieu d'un champ de mil. Les gens ne rêvent alors de millions, de téléphones portables hightech et autres illusions du bien être. Finalement l'occident arrive à dresser la population à l'envie de plumer son prochain, à s'enrichir. Il faut les comprendre aussi, ils sont si pauvres!!! Après les malnutris, nouveauté: le Burkina fabrique des exclus.
 
Quelle est la solution? Comment ces pays peuvent donc sortir d'un trou dans lequel on ne cesse de les y enfoncer, avec leur consentement bien sûr. Une solution serait donc de les laisser crever la gueule grande ouverte!? Cela paraît terrible. Mais réflexion faite, pourquoi pas finalement… c'est brutal mais efficace; rappelez vous 1789. Les gens comprendraient alors l'importance de la solidarité, l'importance de préserver son savoir traditionnel, l'importance de creuser un puit ou de faire un chiotte plutôt que d'attendre qu'un blanc apitoyé sur leur triste sort ne vienne leur faire leur boulot. Ils apprendraient à faire des choix, à avoir le courage, à mener une politique sans quoi tout le monde crierait famine. Une conscience pourrait naître. Au lieu de cela ils restent dépendant de l'homme blanc qui ne cesse de faire miroiter ses millions en travaillant pour eux, les gardant à jamais dépendant. Ce serait donc la fin des missions humanitaires, fin du riz donné (qui est en fait revendu au marché d'ailleurs!!). S'ils se retrouvaient à leur propre merci, ils creuseraient certainement des digues pour irriguer les champs, ils inculqueraient aux enfants les connaissances des ancêtres, ils apprendraient donc à subvenir à leur besoins. Seul remède possible au mal qui les décimerait.
Et parfois l'inimaginable se produit. Un homme apparaît dans le paysage politique, comme Thomas Sankara. Un président prônant l'autonomie de son pays. Bizarrement, il fut assassiné par on ne sait qui avec le soutien d'hommes mystérieux. Une lumière s'éteint. Autre lueur d'espoir d'aujourd'hui: le cinéma. Les langues africaines commencent à se délier. La révolution tant attendue arriverai? Si dieux le veut…
par tomchou
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Lundi 6 août 2007

Bon je me dois de faire un mail un peu plus complet que d habitude… donc je prends mon temps au bureau.

Alors la vie en afrique c est trop bon ; peut etre parce que je suis un etranger que l on convie a toutes les fetes et a tous les repas de famille et autres. Je suis trop bien recu ici et je me suis fait toute une tripoté de potes. Donc tout va bien.

Sinon pour la moto, je suis prudent, vous me connaissez. Serieux je crois que je me demerde plutot pas mal, j aime bien. 

Ici la vie est en complete opposition avec chez nous c est trop « marrant » : pays pauvre, les gens sont souriants invitent et partagent la bouffe des que je passe dans une cour avec un pote. Les gens sont heureux, ne se plaignent jamais meme si les choses les plus dramatiques se preparent : le mil ne pousse pas car il ne pleut pas donc famine terrible en prevision pour 2008. mais la fatalite est accepte car qu ils se plaignent ou non ca ne leur filera pas a bouffer, donc autant avoir le sourire. On un peu oublie ca chez nous, pression sociale et comsommation poussee a l extreme. Bon je ne suis pas la pour faire une critique sociologique mais pour vous faire decouvrir ce beau pays. 

Sinon pour les etudes ca avance : j ai plein de RDV avec des tradipraticiens qui semblent tres heureux de partager leur connaissances. Ils m offrent les savoirs a bras ouverts, mais laissent quelques pratiques trop mystiques de côté. Soit elles sont trop puissantes pour un ptit blanc, soit ils craignent des represailles de la part des esprits qui leur ont donne le savoir… de toute facon ici ce cote spiritomagique est omnipresent. J ai quand meme repertorir une trentaines de plantes ayant des effets curatifs donc c est pas mal.

Sinon je traine pas mal avec des jeunes qui pronnent le naturel : se soigner par les plantes, eviter les produits chimiques dans la bouffe et avoir son champ de papayer (vive les rastas). L un d entre eux m a dailleurs introduit au pres d un tradipraticien de notoriete publique. Ils preside une association de 160 tradipraticiens. Donc c est cooool. Et comme le contact passe bien a chaque rencontre de vieux sage ma liste de contact s allonge tjs un peu plus.

Pour la vie africaine c est bizarre car les gens se levent tous a 6h, bossent cool toute la journee et se couchent a pas d heure. Ils font une mini sieste de qqs minutes le midi. Et pour la bouffe c est une fois par jour. Et étonnamment c est quasiment pas derangeant ; mais je ne pratique pas tous les jours loin de la. Ils sont en forme et ont une energie assez ouf. Le relationnel ca les connaît^^.

par tomchou
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Lundi 6 août 2007
Le pays des hommes integres!
 
Naguère la colonisation a été demandée de la part des burkinabés. Des routes ont été construites, une voie de chemin de fer, des hôpitaux, des écoles,… Aaaahhh bonheur, avec tout ça la vie va être simplifiée et une économie pourra dès lors apparaître. On pourrai donc croire à l'effet bénéfique de tels dons de la part de l'occident. La réalité est tout autre. En effet si de telles initiatives ont permis d'augmenter la qualité de vie des burkinabés des villes, elle a surtout laissé de bien mauvaises habitudes. Le résultat de la colonisation est un pays dans lequel la population a l'habitude d'attendre que les blancs donnent de l'argent pour "les sauver" du mauvais sort.
Ici le blanc est toujours le bien venu, où qu'il aille. Les associations caritatives pullulent, sans parler du tourisme humanitaire. Des blancs viennent creuser des puits, installer des latrines, édifier des écoles, attribuer des budgets pour la réalisation de tel ou tel projet. Le néocolonialisme est donc une réalité ici bas. Pour contrer les famines on apporte du riz, pour contrer la mal nutrition la spiruline semble être la solution en or. Dans ce dernier cas la mise en œuvre de la production de l'algue salvatrice coûte si cher que les populations locales ne peuvent pas l'acheter. Le système repose donc sur un commerce avec l'Europe a qui on vend très cher pour que les locaux puissent s'approvisionner aux moindres frais. Bref toute une économie reposant sur l'occident: si on se barre tout s'effondre; mais si on reste, le Burkina ne sera jamais autonome et à même de se battre et de relever des défis. Pourquoi reste t on? Ah la bonne question. Pour la même raison qui nous a poussé à la colonisation de pays où il n'y avait aucune richesse à tirer comme c'est le cas du Burkina Faso. Mais pourquoi? Pure charité, mauvaise conscience suite au commerce triangulaire, intérêt de faire de nouveaux fidèles au dogme catholique? Quoi qu'il en soit, pour que le peuple vive indépendamment, il faut qu'il ait une conscience propre, ses propres rebelles visionnaires qui voudraient métamorphoser le pays. Le problème est qu'elle est sans cesse atrophiée par nos initiatives caritatives. Remarquez, tenir par la main ces hommes est une très bonne façon de les tenir asservis, sinon incapables de mener à bien une réelle révolution intellectuelle et industrielle. Cette dernière phrase reflète le fond de ma pensée mais il n'est pas exclu que je me trompe, a force d'imaginer corruption et conspiration partout. Horwell, 1984, Roman ou Prophétie?
De plus, un nouveau paramètre actuel vient s'ajouter: c'est la mondialisation. Cette petite graine s'infiltre et croit telle une mauvaise herbe au milieu d'un champ de mil. Les gens ne rêvent alors de millions, de téléphones portables hightech et autres illusions du bien être. Finalement l'occident arrive à dresser la population à l'envie de plumer son prochain, à s'enrichir. Il faut les comprendre aussi, ils sont si pauvres!!! Après les malnutris, nouveauté: le Burkina fabrique des exclus.
 
Quelle est la solution? Comment ces pays peuvent donc sortir d'un trou dans lequel on ne cesse de les y enfoncer, avec leur consentement bien sûr. Une solution serait donc de les laisser crever la gueule grande ouverte!? Cela paraît terrible. Mais réflexion faite, pourquoi pas finalement… c'est brutal mais efficace; rappelez vous 1789. Les gens comprendraient alors l'importance de la solidarité, l'importance de préserver son savoir traditionnel, l'importance de creuser un puit ou de faire un chiotte plutôt que d'attendre qu'un blanc apitoyé sur leur triste sort ne vienne leur faire leur boulot. Ils apprendraient à faire des choix, à avoir le courage, à mener une politique sans quoi tout le monde crierait famine. Une conscience pourrait naître. Au lieu de cela ils restent dépendant de l'homme blanc qui ne cesse de faire miroiter ses millions en travaillant pour eux, les gardant à jamais dépendant. Ce serait donc la fin des missions humanitaires, fin du riz donné (qui est en fait revendu au marché d'ailleurs!!). S'ils se retrouvaient à leur propre merci, ils creuseraient certainement des digues pour irriguer les champs, ils inculqueraient aux enfants les connaissances des ancêtres, ils apprendraient donc à subvenir à leurs besoins. Seul remède possible au mal qui les décimerait.
Et parfois l'inimaginable se produit. Un homme apparaît dans le paysage politique, comme Thomas Sankara. Un président prônant l'autonomie de son pays. Bizarrement, il fut assassiné par on ne sait qui avec le soutien d'hommes mystérieux. Une lumière s'éteint. Autre lueur d'espoir d'aujourd'hui: le cinéma. Les langues africaines commencent à se délier. La révolution commencée sous TomSank' arriverait par un autre chemin? Si dieux le veut…



juste un petit mot d excuse car ça fait bien longtemps que je n'avais pas filé de news sur le BF... enfin je vous bise vraiment tous très fort et merci pour vos messages et réactions sur le site (et sur ma boite)!! ça me fait vraiment plaisir!!
sinon je pense vraiment très fort à vous tous homme blancs de l autre bout du monde.

de gros bonjours à la famille, aux potes et aux lecteurs de tous les horizons.... mais faudrait que vous laissiez plus de messages...

la je compte vraiment sur vous, une série d'articles sur la révolution, le néocolonialisme et l'impérialisme européen sur le vieux continent vont suivre alors REAGISSEZ TOUS!!!!!

Biz et see u soon
par tomchou
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Présentation

  • : why not??
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  • : thomas Sankara révolution rêve politique voyages
  • : Le but de cette mission est de recenser les moyens médicinaux utilisés en Haute Volta. Après avoir validé de manière scientifique l’effet d’une plante contre une maladie donnée, les résultats sont publiés afin qu’ils puissent être connus de la communauté la plus large possible. Ainsi les populations auront à leur disposition les connaissances pour élaborer des remèdes et combattre leurs maux. Ces médicaments trouvent leur source au sein de la nature environnante (les plantes) ; l’importance de
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