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Samedi 18 août 2007

 Ici, le travail du bronze est une activité très répandue. Les artisans sont donc partout. C’est donc un métier très traditionnel. En Afrique, on est grillot de père en fils ; il en est de même pour les autres professions telles que cordonnier, forgeron ou encore bronzier dans le cas présent. Mais le monde moderne a ouvert à tous les différents métiers.

1-cire.JPG 1-premi--re-couche-de-terre.JPG  

















1-travail-de-la-cire.JPG

 

 
Le travail du bronze est une tâche complète qui demande de nombreuses qualités : tout d’abord, il faut commencer par savoir ce que l’on va produire comme objet. La première qualité requise est donc la grâce artistique, le contrôle des volumes ; en bref, le talent. Une fois l’idée parvenue dans l’esprit, il faut la réaliser… Des figurines en cires sont donc crées. Elles reflètent l’image cérébrale. Les formes sont affinées, travaillées jusqu’à ce que l’objet soit parfait. En effet, l’objet en bronze sera la réplique quasiment exact de ce qu’était l’objet en cire.

Une fois que le résultat semble satisfaisant, il faut couvrir la cire de terre. Cette opération paraît simple mais en fait elle requière une habilité tout à fait particulière. L’enjeu est grand et les problématiques sont nombreuses. En maculant la cire de terre, il ne faut pas modifier l’objet de cire. Une caractéristique physique de la cire est que c’est mou… vous voyez directement où je veux en venir. Ensuite, il ne faut que la terre colle en tout point aux formes de la statuette de cire sans quoi le moule de terre ne sera pas fidèle à la forme de cire.

Une fois que l’opération terre est terminée, on laisse sécher au soleil pour que la terre se rigidifie autour de la cire. Mais des crevasses apparaissent fatalement. Une seconde couche de terre sera donc appliquée autour de la première assurant la rigidité du moule et limitant le nombre de fissures potentielles.

2-cuisson-des-moules.JPG     2-derni--re-couche-de-terre.JPG

  
 

 

 


 




2-la-cire-est-vid--e.JPG
2-mooule-pas-encore-cuits.JPG














Etape suivante : cuire les moules. Comme vous le savez très certainement la terre cuite est une matière solide qui résiste aux fortes températures. Les moules sont donc mis dans un grand brasier. La cire fond et les moules sont donc vidés au fur et à mesure. Une dernière couche de terre est mise sur les moules qui sont cuits une deuxième fois.



3-un-blanc-au-taf.JPG
 

 

 






3-un-compteur-d-eau.JPG


Pendant ce temps il faut s’activer pour faire fondre le bronze (en fait, c’est du laiton parait-il) : des compteurs d’eau en cuivre, des vis et boulons en cuivre ainsi que des poignées de portes etc. Tout est fondu… Ca m’a fait penser aux cons qui s’adorent (conquistadores) qui fondaient les œuvres d’art amérindiennes pour faire des lingots… Ici c’est l’inverse ; à partir des « lingots » des œuvres d’art sont fabriquées. Bref, il faut faire monter la température. Pour cela une roue de vélo activant une soufflerie à la base d’un four est activée. Je peux vous dire que c’est bien crevant : on se prend des coups de chaud en provenance du feu et en plus faut faire du sport !! Pas un taf de PD^^ (excusez moi d’avance amis homos c’est juste pour l’expression).

4-c-est-louche.JPG

















 

 


4-un-vrai-brasier.JPG

Enfin le bronze est à fusion. Avec une sorte de louche géante, faut aller chercher le métal liquide et le transférer de la marmite aux moules de terre brûlants sortant de leur deuxième cuisson. Ainsi pas de choc de température et les moules n’éclateront pas. L’opération est bien tendue, surtout en tongs. Attention aux projections. De plus si les moules fuient une personne est prête et colmate les brèches avec de la terre et sans les gants s’il vous plait ! 

5-poncage.JPG  

 

On laisse refroidir puis on démoule. Ahhhh les belles statuettes que voilà. Maintenant tâche la plus longue : il faut poncer les pièces. J ai fait un baobab et je vous assure que tourner autour des branches il n’y a pas plus chiant !

Mais bon, le résultat est satisfaisant et ça vaut largement le coup de se casser le cul. Gloire à ces artistes qui ont été de très bons professeurs.

Par tomchou
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Commentaires

dsl thomas pour la presentation de cette article mais j'ai un peu beaucoup galéré... mais j'espere que ca te va quand meme sinon dis le moi et je change :D!
sinon mignon le mini baobab ;) tu m'fais une tite statue tte classe (pour mon annif lol) ? :)
bisous le couzz continue ton taff c'est bien!
Commentaire n°1 posté par la cousine poupi :) le 18/08/2007 à 12h59


Magnifique description !

Eh oui, c'est la technique de la cire perdue.

Cependant, j'ai l'impression de ne voir à chaque fois, sur les photos, qu'un seul orifice d'introduction du métal. Est-ce qu'ils pratiquent aussi avec plusieurs entrées?

Est-ce qu'ils créent aussi, par la même technique, des objets en verre?
Commentaire n°2 posté par Alexis le 18/08/2007 à 15h43
bravo pour cette initiation au travail d'artiste fondeur! ... et à ton commentaire très approprié.
Te voilà avec une autre corde à ton arc?
Les photos sont très réussies. On s'y croirait.
Commentaire n°3 posté par Leprêtre André et Madeleine le 18/08/2007 à 18h47
coucou

merci beaucoup pour tout vos commentaires qui me vont droit au coeur!! ca me fait vraiment plaisir de vous savoir un peu dans mes bagages...

Pour te repondre Alexis, il y a plusieurs orifices mais ils ne coulent la cire que par un seul, leus autres servant à la sortie de l'air. 
sinon ils ne pratiquent pas l'art du verre mais je leur soumettrait l idée, je ne sais pas par ailleurs s'ils ont de la silie a disposition...

mais ils travaillent le plastiques dans une initiative de recyclage des sachets, le drame de l afrique. ils sont actuellement sur la conception d'une pirogue qui naviguera sur un fleuve burkinabe. apres ce coup de pub, ils se lanceront dans la realisation de fus de djembes en plastique afin de conserver leur grands arbres... 

la lutte contre la desertification est un travail se pratiquant a tous les etages...
Commentaire n°4 posté par tomchou le 18/08/2007 à 19h25
bien l'article j'ai tout comprisquel boulot! effectivement on doit avoir chaud. 
Tes cheveux et ta barbe ont bien poussé à ce que j'ai vu et tu m'as l'air en pleine santé, impecc. tes photos sont supers. A plus tard et gros bisous
Commentaire n°5 posté par geneviève le 19/08/2007 à 21h22
coucou! g enfin trouvé comment on laisse un commentaire!Je laisse parler un peu la partie désagréable en moi,c'est ma préférée:
"Magne toi le cul de rentrer parce que y'en a marre que tu te dores la pillule pendant qu'on a un temps pourri et qu'on se fait chier à bosser!"
maintenant que c'est dit, je trouve le travail du bronze très intéressant et les techniques présentées sont sympas. j'ai lu pas mal des articles ici et ton blog est nikel, lapin! Bon ba il est 23h45 et je crois que je vais aller dormir pour le boulot demain (aïe). Bientôt un autre commentaire de ma part, qui sait!
Commentaire n°6 posté par ader william le 19/08/2007 à 23h48
ça m'rappelle mes p'tites statuts de plomb.... 
une larme me vient^^

ps: chouettes photos
Commentaire n°7 posté par lolo le 21/08/2007 à 22h27
ça m'rappelle mes p'tites statuts de plomb.... 
une larme me vient^^

ps: chouettes photos
Commentaire n°8 posté par lolo le 21/08/2007 à 22h27
Salut Thomas!

Je viens de lire l'intégralité de ton blog et que d'aventures! C'est vraiment très intéressant et même pédagogique; on ne s'ennuit pas une seconde. Les photos sont top et les réflexions sur le bénévolat/assistanat sont pour le coup originales et permettent d'ouvrir les yeux.
Continue comme ça et poursuis bien à fond cette expérience.
Cheers.
Commentaire n°9 posté par Guillaume le 22/08/2007 à 14h08
Super la technique de la fonte à la cire perdue. Bibiche doit être tout émue de voir son neveu suivre ses traces.... surtout en tongues! Là j'ai bien rigolé. Bravo l'artiste. Mais où est le baobab, je voudrai une photo en pied svp.
Commentaire n°10 posté par France le 28/08/2007 à 18h22

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